C. Restauration et limites

1. La question des restaurations

De nombreux objets archéologiques sont fragmentaires ils ont été brisés et certains éléments sont manquants.

Dans le milieu des marchands l'art, les restaurations sont fréquentes, souvent de très haute qualité et sont indécelables pour un oeil peu averti. Afin de ne pas dénaturer la beaute d'une pièce, le spécialiste de thermoluminescence a souvent des scrupules à prélever dans une zone très visible (par exemple sur un visage).Partant de ce fait, certains marchands indélicats font procéder à d'importantes restaurations à leurs pièces puis incite le spécialiste à prélever dans des zones discrètes qui sont authentiques.

Jusqu'ou peut-on restaurer un objet tout en considérant qu'il reste d'époque ?

Dans le monde de l'archéologie (musées) la règle est désormais de laisser les restaurations visibles afin qu'il n'y ait pas d'ambiguité. Le monde de l'art est plus réticent car la beauté plastique des pièces prime sur leur intégrité.

2. Les limites de la thermoluminescence

En chauffant un objet cristallin, celui-ci perd toute l'énergie qu'il a accumulée au cours du temps. Les électrons piégés dans les puits de potentiel se libèrent. Les objets ayant été soumis à des événements naturels comme des feux sont donc remis à « zéro » pendant le cours de leur vie.
Leur datation est faussée, ils semblent récent car en réalité on date l'incendie auquel ils ont été soumis.

A l'inverse certains objets ont été radiographiés afin de visualiser leurs structures internes, et la dose de rayon X reçue fausse l'analyse et vieillit l'objet.

 

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